Actuellement en formation jardinier horticole chez Natura-Dis, Dorothée organise le Festival de la nature et bien vivre ensemble, le 27 avril prochain.

Au programme : des discussions, des animations et des ateliers pour réfléchir à des actions en faveur de l’environnement, avec l’intervention des meilleurs conférenciers dans le domaine de la transition et de la nature. Vos formateurs François Lasserre et Patrick Chanel seront présents et prendront la parole lors de l’événement !

Notre élève Dorothée revient sur sa formation à distance, nous explique sa démarche et nous parle de ce tout nouveau festival dédié à la nature.

témoignage formation Jardinier horticole

Dorothée Perkins, actuellement en formation Jardinier horticole

Bonjour Dorothée, pouvez-vous vous présenter brièvement et nous parler de la formation à distance que vous suivez chez Natura-Dis ?

J’ai découvert la permaculture il y a deux ou trois ans, à un moment où j’avais besoin d’un retour à la terre et la volonté de m’engager pour une cause forte.  Pourtant à l’origine, je viens d’un milieu qui n’a rien à voir avec la nature ! Je suis graphiste, photographe et réalisatrice de films publicitaires, diplômée de l’ESAG Met de Penninghen.

Les questions écologiques m’ont toujours beaucoup préoccupées. En janvier 2018, j’ai pris la décision de créer une petite ferme pédagogique et horticole à L’Espace des Possibles, un lieu de vacances. Mon idée était d’amener des animaux, de développer la permaculture déjà présente et de multiplier les ateliers allant dans ce sens. Mes objectifs ? La recherche d’autonomie et la volonté de conscientiser la nature dans son ensemble.

espace des possibles ferme pedagogique

Flyer de l’Espace des Possibles

Pour mener à bien mon projet, reprendre des études théoriques m’a paru essentiel pour avoir des bases. Natura-Dis offrait un ensemble d’éléments attrayants et facilitateurs. Certains professeurs me paraissaient également avoir une approche personnelle et une façon très actuelle de traiter les sujets. C’est notamment le cas de François Lasserre et Patrick Chanel, qui ont entièrement répondu à mes attentes, je suis très heureuse qu’ils participent au festival !

Ma formation jardinier horticole comprend une mention botanique avec option paysage et art floral, c’est assez complet ! Je m’informe aussi de manière personnelle sur des sujets comme la transition, la collapsologie, la philosophie, les soins par les plantes, l’éthologie… Cet été, je complète ma formation en passant le certificat de designer en permaculture. En janvier 2020, après deux ans d’études j’aurais, je pense, une bonne maîtrise de ces sujets.

Quel est votre projet professionnel, suite à votre formation ? Comment Natura-Dis vous aide-elle à atteindre cet objectif ?

Il n’est pas encore tout à fait défini, même si je sais qu’initier et créer des projets me plait. Ce qui est certain, c’est mon désir de transmettre, de créer des lieux et des événements dédiés à la nature… pour faire bouger les choses ! L’urgence peut nous rendre plus créatif et nous faire évoluer, quelque soit le moyen choisi.

Natura-Dis m’aide à acquérir des bases théoriques et me permet de continuer à me perfectionner. Savoir comment fonctionne le monde végétal est essentiel : la terre, le sol, l’eau, la reproduction des plantes, les espèces, le jardin naturel et ses insectes, les techniques indispensables pour créer un jardin en paysage… Toutes ces notions, qui m’étaient jusqu’ici inconnues, m’aident à compléter ma formation en permaculture.

Fonctionnement du monde végétal

Monde végétal © Adobe stock – MaksymKapliuk

Rien ne remplace la pratique, j’apprends donc énormément en faisant, en observant et en m’inspirant des personnes du métier que je rencontre ou qui m’inspirent : le paysagiste Gilles Clément, le fleuriste Debeaulieu, la magnifique ferme du Bec Héllouin… Je trouve également que le développement des micro-fermes et des circuits courts « Local Food, Local Places », aux États-Unis, est spectaculaire.

Parlez-nous du Festival de la nature et du bien-vivre ensemble. Quelles sont les valeurs que vous défendez à travers cet événement ?

Ce qui m’intéresse pour ce festival, c’est que de grandes idées puissent être questionnées et expérimentées. Que des enfants ou des jeunes adultes se disent qu’il y a des voies possibles pour eux !

J’ai voulu faire venir les personnes les plus expertes dans le domaine de la transition pour inspirer, donner des pistes et proposer des ateliers permettant de concrétiser des actes responsables au quotidien.

Mon souhait est de repartir de ce festival en ayant crée du lien et permis l’acquisition de nouvelles connaissances. C’est pour cela que j’organise un événement basé sur la connaissance, le partage, le lien humain et les savoirs. Son but est d’ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure.

Comment vous est venue l’idée d’organiser un tel festival ?

Pendant tout l’été, grâce à notre petite ferme pédagogique, nous avons cherché à sensibiliser un maximum d’enfants et d’adultes à la nature. J’ai ensuite voulu aller plus loin !

J’observe que notre lien à la nature est assez pauvre et j’ai le sentiment que connaître et comprendre le fonctionnement du monde végétal devient indispensable.  Je crois aussi que c’est de notre responsabilité à tous de soigner la Terre, même modestement.

Il m’a paru urgent de faire plus et de « réveiller » chacun et chacune, comme j’avais pu l’être, de mettre en marche un mouvement, de mobiliser et d’impliquer la région grâce à des actions communes…

J’ai tout de suite eu le désir de faire venir des gens comme Rob Hopkins ou Patrick Viveret, deux grands noms de la transition.

Qui sont les conférenciers et les professionnels qui vont intervenir lors de l’événement ? Quelles sont leur(s) spécialité(s) ?

  •  • Rob Hopkins est l’initiateur des villes en transition, mouvement apparu à Totnes en Angleterre en 2005.
  •  • Patrick Viveret est philosophe et parle admirablement bien de nos richesses et de la sobriété heureuse.
  •  • Marc Dufumier, agronome et chercheur, parle de l’impact de l’agriculture industrielle sur les sols et sur les moyens de nourrir le monde grâce à l’agroécologie.
  •  • François Lasserre, entomologiste, nous ouvre les yeux sur le monde des insectes, indispensable à notre survie.
  •  • Perrine Hervé-Gruyer, devenue une référence dans le monde de la permaculture, revient sur son expérience à la ferme du bec-Héllouin.

Ensemble, nous ferons un panorama de ce dont nous avons besoin pour mieux vivre.

Le programme du festival

Flyer du festival nature.pdf

Nous vivons une époque aussi géniale qu’absurde, où piller n’a pas de sens ! Aller vers un style de vie plus simple serait bénéfique pour tous. Pour cela, remettre les gens en contact avec la nature et comprendre le fonctionnement du monde végétal est essentiel.

Selon vous, quelles actions très simples pourrait-on tous mettre en place pour changer nos habitudes et agir dans le respect de la nature ?

Avant les années 70, énormément de gens avaient tiré la sonnette d’alarme et préconisaient la croissance zéro, les économies d’énergie et les valeurs humaines. Malheureusement, c’est tout l’inverse qui s’est passé !

Maintenant, les échéances se raccourcissent avec le réchauffement climatique, les incertitudes… Nous avons désormais tout intérêt à faire des choses concrètes, à chercher des solutions grâce aux meilleurs experts et à remettre les mains dans la terre pour rétablir le lien avec la nature et sensibiliser Monsieur et Madame « Tout-le-monde ».

Nous devons lire les bons articles, prendre l’habitude de se relier à une intelligence collective et faire les choses ensemble, être consom’acteur local autant que possible.

Diminuer sa consommation de viande ? Arrêter de gaspiller et réfléchir avant d’acheter ? Se demander « En ai-je vraiment besoin ? » ou « Est-ce-que je peux le réparer ? » Consommer plus modérément ? Rencontrer ses voisins et créer du lien ? Encourager une consommation raisonnée ? S’engager pour une cause ? Moins prendre l’avion et faire du co-voiturage ? Baisser son chauffage ? Acheter local ? Passer du temps dans la nature ? Voici quelques unes des pistes possibles pour être heureux sobrement !

Un conseil aux élèves qui comme vous, souhaitent entamer une formation à distance et hésitent encore à se lancer ?

L’apprentissage théorique est important car il nous permet de renouveler nos idées et de muscler notre cerveau. Avoir des échéances et des notes nous oblige à travailler.

L’âge, le temps, être isolé(e), l’organisation à distance peuvent être des freins, mais acquérir des connaissances et constater ses résultats est une grande source de joie. C’est très motivant et complète bien ce que j’apprends sur le terrain ! Comment ai-je pu vivre sans connaître le mot gamétogénèse (rires) ?

Mon conseil serait avant tout d’avoir un vrai projet. Ensuite, de prendre le temps de trouver son rythme, ne pas hésiter à solliciter ses professeurs, faire un maximum de stages et multiplier les expériences concrètes.

Cette année par exemple, j’ai fait du wwoofing et c’est une chose que je recommande à tout le monde ! Cela permet de voyager, d’apprendre énormément et de rencontrer des gens d’univers très différents, c’est très enrichissant.

Merci Dorothée pour ce témoignage engagé et enrichissant !

Si comme notre élève, vous souhaitez entamer un parcours de formation Jardinier horticole et développer vos connaissances botaniques, n’hésitez pas à faire une demande de documentation pour en savoir plus.


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