Ils bourgeonnent çà et là en ville, apportent de la couleur et de la vie dans la grisaille urbaine : ce sont les jardins partagés. Ces potagers participatifs réunissent les citadins autour d’un même objectif : cultiver des végétaux et des liens sociaux. Le tout, collectivement et toutes générations confondues, dans le plus grand respect de l’environnement.

Un lopin de terre, de la convivialité et des jardiniers qui mettent la main (verte) à la pâte : telle est la recette des jardins partagés. Comment ont-ils fleuri dans nos paysages urbains ? Au Moyen-Âge déjà, les villageois se regroupaient sur des espaces verts communautaires afin de défendre leurs droits d’usage. Les jardins partagés émergent de nouveau lors de la révolution industrielle au début du XIXe siècle, avec le développement de la classe ouvrière.
Pour pallier les conditions de vie précaires, les patrons mettent à disposition de leurs employés venus de la campagne des logements et des parcelles de terre à cultiver : c’est le début des « jardins ouvriers ». En plus d’avoir un rôle alimentaire important, ces lieux offrent une parenthèse de détente et de consolidation des liens familiaux. Néanmoins, à l’après-guerre, ces espaces collectifs disparaissent petit à petit, la conjecture économique étant plus favorable.

Terreau social et politique

Il faudra attendre les années 70 pour voir les jardins partagés réapparaître, mais outre-Atlantique cette fois. Et de devenir un symbole d’activisme politique avec le mouvement « Green Guerilla », né en 1973 à New York sous l’impulsion de l’artiste Liz Christy. Son but ? Se réapproprier des espaces urbains abandonnés pour y faire pousser des végétaux. Son arme de prédilection ? Des « bombes de graines », semées çà et là sur des terrains en friche pour que la nature reprenne ses droits.
Si bien que le premier « community garden » de l’histoire, entièrement réhabilité par Liz Christy et ses amis activistes, devient rapidement un lieu d’expérimentations agricoles, mais aussi de socialisation entre communautés dans les quartiers défavorisés. Le concept prend vite racine et d’autres jardins voient finalement le jour dans la Grande Pomme. Depuis, on en compte plus d’un millier à New York. Et ils continuent de fleurir partout dans le monde, accueillant aussi bien des visiteurs en quête de verdure que des bénévoles amoureux de la nature.

jardin-partagé

© Adobe Stock

La réappropriation de l’espace urbain en France

C’est au milieu des années 80 que les jardins partagés s’enracinent en France. En 1997, le réseau informel « Le jardin dans tous ses états » (JTSE) éclot : il promeut la création de potagers communautaires, dans le respect de valeurs d’échange, de créativité et de solidarité, dans le plus grand respect de l’environnement.
Aujourd’hui, face au désaveu général envers les géants de l’agro-alimentaire, l’intérêt des citoyens pour les fermes urbaines est grandissant. Rien qu’en Île-de-France, on dénombre plus d’un millier de jardins partagés autogérés. Cela vous intéresse ? Le réseau JTSE publie sur son site de nombreuses actualités sur le sujet et recense sur son site les différents jardins collectifs de l’Hexagone. Des ateliers sont aussi proposés par les structures associatives pour les jardiniers en herbe et les enfants : plus d’excuse pour ne pas y adhérer. À vos bêches !

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